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mercredi 27 août 2014

Quatre cents loups font des ravages dans nos campagnes

INFOGRAPHIE- On en compte 20% de plus que l'an dernier, et leur présence ne se limite plus aux alpages.
Une meute de Loup près de Saint-Martin-Vésubie (Alpes-Maritimes) en juillet 2012. Crédits photo : Richard RAY/PHOTOPQR/NICE MATIN

Le loup, éradiqué en France il y a moins d'un siècle, fait son retour en force. Pas uniquement dans les alpages où le premier couple a été aperçu officiellement le 5 novembre 1992 dans le parc du Mercantour (Alpes-Maritimes) mais désormais dans les plaines. La semaine dernière, un loup a tué un veau et blessé une vache dans un enclos de la Meuse. Cela porte à 76 le nombre d'animaux tués suite aux attaques de ce prédateur dans un département qui, jusque-là, avait été épargné par le canidé.
«On note une très forte recrudescence cette année de la population de loups en France, révèle Laurent Garde, directeur adjoint du Cerpam (Centre d'études et de réalisations pastorales Alpes Méditerranée). Il a fait son apparition dans cinq nouveaux départements cette année et est désormais présent dans 22 départements de l'Hexagone. On estime ses effectifs à 300 adultes à la fin de l'été, soit 20 % de plus que l'an dernier, sans compter une centaine de louveteaux de l'année», poursuit le spécialiste. Rien que dans les Alpes-Maritimes, on recense sur les six premiers mois de l'année 1048 animaux morts à la suite d'attaques à répétition du loup, soit 42 % du total des animaux tués en France, soit 2445, un chiffre en hausse de 24 % par rapport à l'an dernier.
La première raison qui explique cette croissance exponentielle est la surprotection du prédateur. La convention de Berne et la directive européenne Habitats interdisent aux éleveurs de tirer sur les loups pour défendre leurs troupeaux. Le nombre de prélèvements est fixé par décret: 24 au total pour toute la France avec un quota de 12 prélèvements supplémentaires accordé depuis mai dernier pour calmer la colère et le désarroi des éleveurs. «Les battues officielles sont peu efficaces, il est très rare qu'un chasseur à l'affût puisse tuer un loup, s'offusque Jean Vulliet, éleveur de chèvres en Haute-Savoie dans le massif des Glières. Il n'a été prélevé que 11 loups jusqu'à maintenant dans toute la France. Comment voulez-vous qu'on puisse réguler la population dans ces conditions», s'interroge-t-il. Certains experts estiment ainsi à plus de 700 le nombre de loups en France en 2020.

La protection du loup coûte près de 12 millions d'euros à l'État

Par ailleurs, comme l'homme ne lui tire plus dessus, le loup est de moins en moins craintif. «Le loup attaque désormais autant le jour que la nuit, aussi bien dans les alpages qu'en plaine, y compris en présence des hommes et des chiens», poursuit Laurent Garde. Enfin, le loup s'adapte à tous les écosystèmes, seul l'océan peut l'arrêter. Les derniers loups tués en France au siècle dernier l'ont été en Charente et dans le Limousin.
Économiquement, la protection du loup coûte près de 12 millions d'euros au budget de l'État. Quelque 10 millions d'euros financés par le budget agricole servent à aider les éleveurs à investir dans la protection des troupeaux par le biais de clôtures et d'heures de surveillance humaine avec la présence de bergers.
Par ailleurs, le ministère de l'Écologie prend en charge les indemnisations des animaux tués par les loups. Elles ont triplé entre 2008 et 2013 et atteignent plus de 2 millions d'euros pour 6195 bêtes tuées l'an dernier. Des moutons à 95 %, le reste étant des chèvres, des bovins ou des équins. Sans parler du coup indirect avec l'arrêt des élevages dont les exploitants sont las des attaques à répétition et l'absence d'entretien des pâturages qui s'en suit. Désemparés, les élus et les éleveurs des territoires concernés exigent un déclassement du loup de la convention de Berne de façon à faciliter la régulation du prédateur. L'Espagne est souvent citée en exemple car ce pays, pourtant membre de l'Union européenne, permet aux éleveurs de se défendre en tuant des loups sans pourtant exterminer l'espèce. Il s'en tue 200 par an de l'autre côté des Pyrénées.


Source : le Figaro.fr 

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