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lundi 24 novembre 2014

Danse avec les loups, le remake ...



En réponse au récit du brocard de Yop, mon voisin de chambre à Gap, je vais vous faire partager une rencontre magique que j’ai fait dans ces merveilleuses montagnes.

C'est mon quatrième séjour à Gap, dans ce paradis de la chasse.

Comme Yop vous l'a déjà raconté, ce séjour ne s'annonçait pas sous les meilleurs auspices, la chaudière à gaz du refuge ayant rendu l'âme la semaine précédente.

Par bonheur, la météo clémente a bien facilité les choses et rendu le séjour plus supportable.

En contrepartie, les journées très chaudes ne facilitent pas la chasse à l'affut, car les animaux ne bougent pas beaucoup dans la journée.

Après discussion pour cet avant dernier jour de chasse, décision est prise de chasser une deuxième fois dans la partie haute du domaine : les bois du Chapitre. La première journée dans ce lieu avait été couronnée par la vue de nombreux animaux.



Après une bonne marche d’approche dans une nature magnifique, toute l'équipe est en place, je pars avec Yop pour reprendre le même poste qu'il y a deux jours. 


Pendant ce temps-là, Pat, "grand courant" du jour, prendra le chemin des crêtes pour redescendre contre nous en pirschant en espérant déranger quelques animaux dans notre direction.  

 

Une grande forêt de feuillus avec quelques sapins le tout clairsemé dans une pente de terrain  régulière, beau paysage mais peu d'obstacle au sol pour dissimuler un affut.

Un gros tronc de sapin tombé perpendiculaire à la pente contre un autre arbre et le seul emplacement propice pour un poste.


Yop part à trois cent mètres un peu en contre-bas afin de chercher lui aussi un emplacement propice.

Je m'installe donc au sol derrière ce tronc en aménageant un peu les lieux avec un parapluie d’arbre pour boucher un angle dans la partie haute et une toile camo ferme le dispositif du coté bas de la pente.

Tout est en place depuis sept heures du matin, et, contrairement au premier jour, pas grand-chose ne bouge.

La surveillance de ce poste en milieu de pente n'est pas facile, les animaux peuvent arriver sur 380°.

Vers neuf heures, j'aperçois un mouvement à deux cent mètres sur la même courbe de niveau, je pense dans un premier temps qu'il s'agit d'une chevrée de mouflons, des brebis avec les agneaux comme déjà vu à cet endroit il y a deux jours.



Les animaux sont en file indienne assez rapprochés les uns des autres, j'ai mon arc en main, on ne sait jamais, il peut peut-être y avoir quelques mâles mouflons aux alentours.

Ils continuent de monter en oblique dans la pente du sous-bois, mais quelque chose

ne va pas, le troisième de la petite bande n'est pas de la même couleur beige claire que les autres, il est brun beaucoup plus foncé quand soudain j'aperçois les queues noires des premiers, ce ne sont pas des mouflons mais des loups !


Christian en avait déjà aperçu un le premier jour … là, il doit y en avoir sept ou huit.  

Je pose aussitôt mon arc, me penche derrière mon abrit pour saisir mon appareil photo qui est dans mon sac à dos posé au sol.

Quand je reprends ma position d'observation par-dessus le tronc d'arbre qui me sert de cache, je ne retrouve pas les loups où je pensais … ils auraient dû continuer de monter dans la même direction et s'éloigner de moi dans la partie haute de la pente.

En fait, la meute a changé de direction, elle s’est scindée en deux parties,  un petit groupe se déplace maintenant perpendiculaire à mon poste et commence à s'espacer les uns des autres, je prends quelques photos, mais plus de troncs d'arbres que de loups sur les clichés. L'autre partie du groupe est en train de redescendre la pente et progresse aussi sur une même courbe de pente mais cent cinquante mètres en dessous de moi.

Dans un premier temps, je ne comprends pas ce changement de direction, un contournement ?

J'ai quand même réussi à prendre quelques photos pendant la séparation du groupe.



Au-dessus de mon poste à ma gauche dans la pente à une distance de 200 m en diagonale, une partie de foret est beaucoup plus claire, et il y a une zone sans arbre.

Je cale le zoom de mon appareil photo au maxi dans cette partie en espérant prendre un ou deux beaux clichés.

Mais aucun loup ne passe à cet endroit … plus rien ne bouge dans la partie haute...

Je regarde dans le bas de la pente à l’endroit où j'avais aperçu la deuxième partie de la meute … et là, même constat, plus d'animaux dans le bas de la pente.



Des morceaux de puzzle commencent à se mettre en place dans ma tête, il y a trois ou quatre loups au-dessus de moi à 100 ou 150 mètres, espacés les uns des autres.

Dans la partie basse, il y a aussi le même nombre de loups en position et plus personne ne bouge.

Cela ressemble furieusement à une technique de chasse que les prédateurs qui chassent en groupe utilisent : la tenaille…

Il ne manque plus que le dernier morceau du puzzle pour que tout cela fonctionne, un petit temps où rien ne se passe, me faisant douter de mon scénario mais la pièce manquante ne tarde pas à se mettre en place, à ma droite du bas de la pente, se dessine une silhouette qui se dirige droit sur moi, pas de doute, c'est bien un loup plutôt la louve dominante de la meute, qui est maintenant à moins de dix mètres…

Un frisson parcourt le long de ma colonne vertébrale comme pour hérisser une quelconque crinière, un vestige de lointains ancêtres ?

Je passe en un instant du statut de chasseur prédateur à celui de proie potentielle !!!



Des idées un peu confuses se bousculent dans ma tête … que faire ? prendre mon arc, mais, il est au sol à deux mètres de moi, de plus, il faut que je me baisse pour le ramasser, mauvaise idée…

Se mettre à courir mais où ? vers les autres loups en embuscade ? mauvaise idée…

Grimper dans un arbre mais le plus proche fait 60 cm de diamètre et n'a aucune branche avant trois mètres de haut … mauvaise idée...

Prendre mon couteau de chasse pour me défendre mais comme il ne fait pas chaud en place au poste, il y a deux ou trois couches de vêtements avant de l'atteindre … mauvaise idée...

La louve est maintenant à six mètres de moi, et mon seul rempart est un filet de camouflage !!!

Elle arrête son approche et commence à me fixer, on se regarde les yeux dans les yeux ... une dizaine de secondes, le temps suspend son court et tout ce qui se trouve aux alentours à disparu dans son regard magnifique, elle n'a pas une attitude menaçante. Elle incline un peu la tête à droite et à gauche comme pour mieux sonder cette chose bizarre qu’elle a vu bouger dans ce buisson derrière cet arbre couché. 


Je reprends un peu mes esprits et me dit qu'il faut que j'immortalise cette rencontre magique, mon appareil photo est pendu à mon cou, je le prend tout doucement et le monte par dessus le filet de camouflage qui nous sépare, fait une première photo à main levée.

La louve n’a pas bougé, j’incline un peu mon appareil pour voir le cadrage de l’image sans trop la quitter des yeux, et là, je m’aperçois que la photo est floue.

Je remonte mon appareil et appuie à mi-course sur le déclencheur pour faire la mise au point.

Le zoom du boitier fait un aller et retour pour la mise au point avec un petit bruit de moteur. Tout est fini, la louve vient de faire volte-face et s’enfuit.


Instantanément, tous les animaux en place en haut et en bas de ma position font de même, se rejoignent et fonce vers le bas de la pente dans la position de Yop qui voyant arriver les loups, se dit lui aussi c’est l’heure du repas…

La journée se termine au refuge autour d’un bon repas où chacun raconte sa petite histoire du jour, je vous fait grâce du récit de mes errances de ma nuit mouvementée, qui cela dit, ont bien fait rire le reste de la petite équipe le matin au déjeuner. 



Thierry D.        

mardi 18 novembre 2014

Les lourdes conséquences du retour du loup (version hd) Chevrerie du Brabant




Ce film documentaire et pédagogique est passé en avant premier pour l’AG de l’AEDMV (Association pour l' Equilibre et le Développement du Massif Vosgien), le 8 novembre 2014 à La Bresse, suivi d’un débat. 

Il montre un micro-trottoir à Paris, un interview d’un historien, les différents moyens de protection, des témoignages de l’impuissance des bergers face aux attaques du loup, interviews de techniciens. 

Ce film n’est pas terminé. Il va être encore modifié. 
Et d’autres sujets vont venir s’additionner : la perte de biodiversité, les loups hybrides, la prédation en Italie, etc… 

Ce film ne va pas plaire a tout le monde, mais c’est une réalité.
 

samedi 15 novembre 2014

Insolite: en Haute-Vienne, elle retrouve deux loirs endormis dans une poêle

C'est une découverte qui a de quoi laisser pantois. Samedi soir, Marthe, une habitante de Maisonnais-sur-Tardoire, en Haute-Vienne, sort une poêle du four de la gazinière et stupeur, elle y découvre rien de moins que deux petits loirs endormis. 


"On a tous été très surpris, ce n'est pas la première fois qu'elle en retrouve dans sa maison, mais là, on se demande par où ils sont passés", raconte Josette, une Charentaise présente au moment de cette étonnante découverte. La poêle était dans le four depuis environ un mois, dans cette maison de campagne qui sert de résidence secondaire. Le temps pour les deux animaux de prendre paisiblement leurs quartiers et de s'y endormir très profondément. 

Tellement que les propriétaires ont pu transporter ces mammifères jusqu'à un bois tout proche et les y déposer sans même les réveiller. Normal puisqu'ils entament leur hibernation en octobre. Comme quoi, l'expression "dormir comme un loir" n'a rien d'artificiel.

Source : charentelibre.fr 

vendredi 14 novembre 2014

Le Brocard Des Hautes Alpes

Le Brocard Des Hautes Alpes 

C’est cette année le 5ème séjour au sein de ce domaine si particulier et si attendue qu’est la chasse de Chaudun. L’occasion de se couper du monde et de se ressourcer en courant les bois et les torrents durant 6 jours dans une nature magnifique et de se retrouver le soir entre barbus pour échanger et partager notre bien modeste repas, le tout arrosé d’un vulgaire vin de messe à dégouter un jeune séminariste. 

Cette année les conditions sont encore plus spartiates, avec l’explosion de la chaudière quelques jours avant notre arrivée ce qui nous prive du confort de l’eau chaude et du chauffage dans les chambres. Mais heureusement, …. Il a fait très beau ! Ces conditions exceptionnelles en température et ensoleillement, ne nous sont guère favorables pour la chasse, les animaux sont perchés dans les pelouses au dessus de l’étage de forêt et la moindre tentative d’approche en milieu découvert s’avère délicate. De plus les animaux paraissent très en alerte. Serait ce notre seule présence ? 

… Après deux jours de ce constat, il est décidé que l’un de nous ferait bouger les animaux, (un chien courant issu de Montenois) pendant que les autres se placeraient assez haut en forêt pour espérer une rencontre. Je décide de rester comme la veille dans le lit du torrent mais de changer de versant. Une chevrette me sortira de mes pensées dans la matinée, puis un mouflon mâle viendra partager mon déjeuner à moins de 10 m quelques minutes. L’occasion est belle mais nous n’avons qu’un seul bracelet et ce n’est que le début du séjour. Simon reste prioritaire. Mon invité partira donc sans payer l’addition mais l’instant reste délicieux, (voir sans être vu !) . Ne m’accuser pas pour autant de voyeurisme ! 

Des éboulis entendus m’informent que ça bouge en haut, mais rien ne descend dans l’étage inférieur. Vers 13h 30, j’entends du bruit au dessus de moi venant de la gauche, je me retourne et je distingue une chevrette qui dépasse un petit éperon rocheux pour descendre et passer le lit d’un petit torrent à sec. Elle est suivie de quelques mètres par un deuxième chevreuil qui s’arrête et semble m’observer. C’est un brocard, il est magnifique. La chevrette continue, passe le petit torrent et remonte de l’autre côté puis s’arrête également juste au dessus de mon affût, masquée par un épicéa. Le brocard reprend son chemin et emboite le pas à sa dulcinée. Il passe derrière un arbre avant de passer le petit relief du ruisseau. 

L’arc est armé, il continue et hésite dans l’amoncellement de cailloux charriés par d’anciennes crues. Il est à environ 17 m, de profil, très légèrement décalé. Le doigt appuie sur le décocheur : Tchouff ! clalc ! Tout le monde démarre, la chevrette descend en trombe pour faire l’équerre à 1 mètre de moi, tandis que le mâle continue sur sa même courbe de niveau pour disparaître derrière des gros épicéas à une trentaine de mètres. 

La chevrette continue sa course seule…Le silence revient mais j’entends comme un sifflement ou plutôt un chuintement. C’est mon brocard qui respire. Il réapparait de l’autre côté des grands arbres et semble vouloir descendre. La démarche semble maladroite, La coordination des mouvements étrange, Le dénivelé lui donne un peu de vitesse mais celle ci l’entraine vers une culbute dont il ne se relèvera pas. La forêt résonne de son dernier râle et le silence reprend ses droits. C’est à ce moment pour moi toujours le même sentiment de joie et de mélancolie. 

Je reprends mes esprits, et essaye de joindre les autres car nous n’avons qu’un seul bracelet de chevreuil. Je vais récupérer ma flèche qui est coincée toute droite dans les cailloux. Je redescends et commence à ranger mes affaires dans le sac à dos. Il est 14 heures, je me dirige vers mon animal en même temps que j'informe aux autres que le bracelet de chevreuilest bouclé, je vais entamer la BDS et renter au gîte. 

Je me retrouve seul à seul avec mon brocard, je le caresse et lui rends les honneurs. Il est vraiment magnifique ! C’est une tête bizarre. Il me faut maintenant le préparer, pour prendre le chemin du retour. A la découpe, la Rage a traversé l’arrière des deux poumons et avec le décalage entamé le début de l’estomac et le foie. 




La fin du séjour nous apportera à tous encore d’autres émotions que certains vous conteront peut être, mais nous confirmera que nous n’étions pas seuls sur ce domaine magnifique. 


Avec l’émotion j’en ai oublié les abats sur une pierre et Christian n’a pas pu nous régaler avec ses talents de cuisiner les griottes de chevreuil mais je suis sur qu’ils n’ont pas été perdus pour tout le monde … 

Lionel C. (dit Yop) 

dimanche 9 novembre 2014

Vidéo : Le Champsaurin Jean-Michel Bertrand filme pour la 1ere fois une meute de loups dans les Hautes-Alpes

Hautes-Alpes : Le Champsaurin Jean-Michel Bertrand vient de mettre en ligne le teaser de son prochain film, à la quête du loup sauvage dans les Hautes-Alpes. 

Cet habitant de Saint-Bonnet-en-Champsaur, Jean-Michel Bertrand, bivouaque depuis plus d'un an pour essayer de capturer quelques instants avec les loups. L'occasion pour Jean-Michel Bertrand d'essayer de mieux comprendre le fonctionnement du loup. Et dans ces images, on y voit quelque chose de tout simplement inédit : une meute de loup, filmée, en pleine nature dans les Hautes-Alpes. Le réalisateur a pu capter plusieurs loups devant la caméra. On y voit une meute, avec des jeunes louveteaux dans une prairie. On y voit également un loup avec un patte dans la gueule qui dévale la montagne. Des images aussi rares qu'exceptionnelles tant le loup et les meutes de loups sont sauvages et difficile approchables. Et surtout, la qualité de ces images révèlent au grand public le vrai visage du loup : on y voit des loups, de façon nette et sans bavure.

 Reste encore 1 an et demi de travail pour cet habitant de Saint Bonnet à essayer de capter d'autres instants aussi rares dans le cadre d'un film documentaire qui sortira fin 2016 et qui devrait faire grand bruit tant le sujet reste sensible, et fait l'objet de tous les fantasmes, surtout dans les Alpes. 

Source : dici.fr