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mercredi 20 août 2014

Un 1er grand gibier à l'arc pour Laurent

Laurent G, notre multi-cartes Jurassien (Conducteur de chien de sang, Louvetier etc ...) a fléché son 1er grand gibier : un brocard. 

L'équipe formée par Jeannot est toujours aussi performante ... 
Voici son récit, un grand bravo à toi Laurent !!! 



Ce mercredi 30 juillet la pluie fait enfin une pause après 2 jours de crachin suivi d'orages intenses. Il est 19h15 et ma foi, tant pis pour mon estomac, je casserais une croute vite fait en rentrant, l'occasion est trop bonne surtout que depuis samedi le rut semble être enfin arrivé. 

Il y a un brocard à «la Bobus » qui me fait tourner en bourrique. Depuis que je l'ai repéré, il y a un mois environ, 3 fois par semaine je me retrouve à espérer que cette fois le tree-stand est à la bonne sortie, en fait le rut n'arrivant toujours pas, ce gros malin peut très bien sortir avant 19h00 d'un coté ou de l'autre de la cote qui se trouve dans mon dos, ou au contraire à la nuit tombée en ne me laissant pas d'autre choix que de le regarder se goinfrer de fleurs de trèfle. J'ai renoncé un temps à l’affûter en hauteur en tentant des affûts au sol suivi d'approche lorsque c'était possible. 

Pour planter le décor; il suffit de s'imaginer une cote de 600 mètres de long sur 400 de large avec une moyenne de pente de 30 % et des prés enherbés à sa base. C'est une forêt composée de plantations d'épicéas qui a été éclaircie au printemps par des abatteuses; le coin idéal pour un carabinier mais impossible d'approcher à 15 mètres dans ce biotope sans ce faire capter ou de se rendre à un tree-stand sans prendre une coulée qui sera forcément la même que celle prise par les chevreuils. Par 2 fois je me suis retrouvé à moins de 10 mètres de lui en bord de pré mais dans des positions ou le tir me semblait trop hasardeux car ce diable de chevreuil est plutôt du genre nerveux. 

Mais cette fois, j'ai trouvé le bon endroit. Les chevrettes sortent aux prés pour viander en remontant systématiquement vers le nord. En bout de plaine, il y a une langue de bois et les brocards suivent les chevrettes qui regagnent le bois par cette langue. J'ai donc une bande de pré de 40m ou les chevreuils peuvent passer à portée de tir. Ce mercredi soir est donc l'occasion de voir si ces brocards vont passer vers le tree-stand. 

A 20h30 un gros brocard sort d'une petite haie 200 mètres en face de moi pour passer à 40 mètres de mon affût avant de rentrer au bois. Trop loin, bien trop loin, mais je garde espoir en espérant qu'il ressorte « au cul » d'une femelle. Je préfère fermer les yeux et écouter la forêt. A 20h15 un craquement de branche me fait sursauter mais en fait c'est un copain de jeu de mes Lucernoises qui vient de sortir en semant un bordel pas possible. Cette grosse hase est aussi une habituée de ce coin et elle me sert bien car il suffit de la regarder pour savoir si un autre animal arrive. Me retournant pour la énième fois pour la regarder je la vois se tapir avec les oreilles couchées. Je tourne doucement la tête sur la droite et voit à 35 mètres le second brocard, celui qui me fait tourner en bourrique, qui vient de sortir. 

Il est déjà à 10 mètres de la lisière et je crains un moment qu'il parte sur la droite pour rejoindre les 2 femelles qui sont sorties à 150 mètres de là. Après une grosse pause pipi, il viendra à 25m de ma position pour commencer à manger. Cela fait quelques minutes qu'il se goinfre quand il avance pile-poil à la bonne distance et décide de se gratter derrière l'oreille avec sa patte droite. En plein travers et occupé à se débarrasser de ses tiques, je me dis que comme cela, au moins il ne bougera pas à la décoche. Le temps d'évacuer le flot d'adrénaline et d'armer l'arc. Le pin de mon viseur est déjà en plein défaut de l'épaule, appliqué sur ma décoche et la position du no-peep, je me laisse surprendre par l’action du décocheur et voit l'encoche lumineuse disparaître dans le thorax puis ressortir du chevreuil pour se planter 2m plus loin. 

Le brocard rentre au bois en passant sous mon tree-stand en tendant le cou. Il tombera 10m plus loin dans un tas de ronces. Après 30 secondes de fracas. Le silence et enfin un dernier râle du chevreuil m'indique qu'il n'ira pas plus loin. Je passerai les 15 minutes réglementaires avant de descendre du tree-stand à regarder un autre brocard à 200 mètres de là en train courtiser. Une fois ma flèche complètement ensanglantée récupérée, je constate que les 2 tranchants d'une des lames de la slick trick sont bien abîmés et je me dis qu'il y a de l'os cassé dans l'air. 

Je vais voir où j'ai entendu les derniers bruits et trouve mon chevreuil allongé. A l'autopsie, je découvre que la flèche a coupé une cote à la rentrée, traversé les 2 poumons et le cuissot droit en cassant le fémur. 
Je pose le bracelet et lui rends les honneurs. 
Reste pour moi à parcourir les 500m jusqu'au 4x4 avec un chevreuil sur le dos, mais cela n'est qu'un détail...

Matériel:
Arc Bear Encounter , 62 livres , allonge 28 pouces 
Fleche easton powerflight 340 coupée à 29 pouces 
Lame slick trick 125 grains 

Laurent G. 



 

7 commentaires:

  1. Félicitations Laurent! C'est le premier du longue série; je te le souhaite en tout cas!

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  2. Beau brocard bien fléché, joli récit. Bravo et bonne continuation.

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  3. Félicitations pour ce premier grand gibier qui laissera un souvenir impérissable

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  4. Un gars motivé comme cela, il ne pouvait en être autrement !! Bravo !!

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  5. Bravo a toi, félicitation!
    Renaud

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