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vendredi 26 septembre 2014

Haute-Saône : le braconnier de M6 démasqué et condanné

Un homme de 55 ans a été condamné hier à dix mois de prison avec sursis et 982 € d’amende pour une affaire de braconnage hors du commun.



Un homme de 55 ans a été condamné hier à dix mois de prison avec sursis et 982 € d’amende pour une affaire de braconnage hors du commun. Le tribunal correctionnel de Vesoul lui a aussi interdit de passer son permis de chasser pendant trois ans. 

 C’est un reportage sur M6, diffusé en mars 2013 dans « Enquête exclusive », qui a conduit cet habitant d’Exincourt devant la justice. Consacré au braconnage, le reportage montrait le travail des gardes de l’Office national de la chasse et de la faune sauvage. Il mettait aussi en scène un braconnier qui racontait ses méthodes, mais pas seulement : il s’est laissé filmer en train d’abattre un chevreuil de nuit, à l’aide d’un projecteur et d’une carabine 22 long rifle. « C’était particulièrement cruel », raconte le président du tribunal, Patrick Baud. « Le chevreuil vivait encore et a redressé la tête. » 

Après la diffusion de l’émission, une enquête a été ouverte. Elle a permis d’établir où le sujet avait été tourné : à Saint-Ferjeux (Haute-Saône, près de Villersexel) et à Geney et Sainte-Marie (Doubs). Les investigations ont aussi permis d’identifier le braconnier filmé par M6, déjà condamné à deux reprises par le passé et bien connu pour ce genre de faits. « Dans la bande-son du reportage, vous faites du prosélytisme », lui reproche le juge. « Vous dites que vous faites ça comme si vous fumiez une cigarette. » « À qui profite le crime ? » Comment l’homme en est-il arrivé là ? « M6 m’a forcé », lance-t-il pour se défendre. « La journaliste dit aux enquêteurs que vous avez pris l’initiative de leur montrer comment le braconnage se pratiquait », lui oppose le président du tribunal. Gilles Lartilley, l’avocat du prévenu, n’est pas du même avis : « La journaliste confirme qu’à sa demande, il a accepté de l’emmener sur un acte de chasse. » 

 Le défenseur n’est pas tendre avec les auteurs du reportage, absents à l’audience. Son client aurait d’abord refusé de participer à l’émission, mais il aurait été relancé à plusieurs reprises. Quand il a accepté, la journaliste et le cameraman ont passé une demi-journée avec lui. « Ils lui ont expliqué qu’il leur fallait des images », affirme Gilles Lartilley. « Il a eu droit à un lavage de cerveau : il ne risquait rien puisqu’il serait flouté, que l’émission allait dénoncer le braconnage et que la chaîne disposait d’une armée d’avocats compétents. Ils lui ont même dit qu’ils lui fourniraient un véhicule, une carabine, un projecteur et un chauffeur. 

Et ils ont pris rendez-vous pour le dimanche suivant. » Conclusion de l’avocat : « À qui profite le crime ? Qu’a rapporté un tel reportage diffusé sur une chaîne nationale ? Je me sens un peu isolé à la barre… » « Chacun se fera sa propre idée du contexte dans lequel se sont déroulés les faits », tranche le président Patrick Baud. « Il vous reste le droit de porter plainte contre M6 si tout s’est déroulé comme vous le dites. » 
L’avocat, qui a évité à son client la peine de deux mois de prison ferme requise par le parquet, devrait en rester là. 

 Guillaume MINAUX pour l'EstRépublicain.fr

2 commentaires:

  1. il aurait mieux fait de tourner un film de boules avec anal plus!!!

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  2. Vu comme il est connu dans le milieu, il aurait mérité du ferme cet enfoiré...

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