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mercredi 29 juin 2016

Une belle recherche pour un beau renard dans les foins

 
Mercredi 22 juin 19h45 j’arrive vers mon affût habituel convaincu que les champs seront fauchés. Déception car rien n’a été fauché, tant pis je vais faire le tour du territoire. Ce ne sont pas les grandes fauchaisons, juste un secteur de fait. Je m’en contenterai d’autant que dans le secteur se balade un superbe brocard.



Je longe une haie et je vais me positionne presque à l’extrémité, sur une coulée. Je peux surveiller d’ un côté le champ fauché et de l’autre le champ où j’ai déjà vu le brocard.

Je m’installe. D’ abord le trépied puis quelques coups de sécateurs afin de ne pas être gêné pour flécher. Ah ! ce n’est pas le top, il faut encore quelques coups de sécateurs. Je suis très affairé, tellement même que je ne vois pas tout de suite une chevrette et son chevrillard sortir de la haie et évoluer dans le foin. Bien sûr elle m’a vu, et se carapate vers l’extrémité du champ. Ça commence bien, il est tout juste 20h00.



Voila déjà une heure que je suis en pose. Ah ! ça bouge à l’extrémité du champs, en bordure de haie. Un coup dans les jumelles : un goupil. Il cherche sa pitance dans le champ fraîchement fauché. Il doit être méfiant car il reste à proximité de la haie. Il est à environ 250m. Je décide d’aller l’attendre un peu plus bas, comme ça je vais gagner une bonne centaine de mètres. Là, le coin m’a l’air propice pour l’intercepter. Je suis prêt, il n’y a plus qu’à attendre maître Goupil.


Le temps passe mais pas de goupil. Je me déhanche et risque un œil. Il est toujours là, mais bon pas très pressé le gaillard, un coup à gauche puis un coup à droite. Je ne vais pas risquer une approche, je vais donc attendre…

Pfff ! Mais que c’est long ! Qu’est-ce qu’il peut bien faire ? Tant pis je veux voir. Nouveau déhanchement, ben il est toujours là, mais cette fois il est à tout juste 30m : c’est chaud ! Ca y est il entre dans mon champs de vision. Il trottine, 20 mètres en plein travers. J’ai armé et la décoche s’en est suivie instinctivement. " - TCHOC !!!! que ça a fait", c’est sûr il a reçu mais fait volte face et en un éclair regagne la haie. 


Arrivé vers l’anschuss, pas évident : la flèche doit être enfouie sous le foin. Je me mets à 4 pattes et inspecte l’herbe séchée. Ah ! Une goutte de sang puis deux. Là une tâche, ça doit être l’anschuss. Je balaie un peu le foin et oui voilà ma flèche : elle est tachée de sang.

Par contre pour retrouver le Goupil, pas simple car il s’est engouffré dans la haie et derrière la haie un grand champ qui lui n’est pas fauché. 


Bon avant toute autre chose je vais déjà retourner récupérer mon siège et mon carquois, ensuite on verra. Mon matériel récupéré, je vais retourner à la recherche du goupil, mais avant un petit coup d’œil circulaire sur les environs. Tout en bas ça bouge ! Un autre renard ???? Un coup de jumelle pour vérifier : une chevrette et à côté un brocard. Bis répétita, je redescends à l’endroit où j’ai décoché sur le renard et surveille les deux chevreuils. Les deux animaux montent sur moi. La chevrette évolue sur le milieu du champ et le brocard se contente de rester en bordure de haie ; en fait on dirait qu’il est dans les traces du renard. Malheureusement la chevrette m’évente et se sauve. Le brocard ne se pose pas de question et suit la chevrette.

Tout ça, ça à pris du temps et le jour a baissé. Je rentre chez moi.



Le lendemain, je parle de mon tir à Pat notre président, qui me conseille de contacter Jean-Noël de l’UNUCR. Je le contacte, pas de problème pour lui. Nous partons sur les lieux en début d’après-midi. Arrivés sur place, force est de constater que l’agriculteur a passé la pirouette : adieu les indices. Malgré tout,  j’avais repéré la rentrée dans la haie, Jean-Noël y met sa chienne teckel, puis se ravise et fait le tour de la haie des fois que le goupil soit allé dans les grandes herbes. La chienne trouve la piste. Goupil n’a pas pris le parti des hautes herbes mais celui de la haie.

Moi, je suis resté devant la rentrée, juste devant moi la chienne. Elle progresse gentiment mais pour Jean-Noël c’est plus difficile : très touffue cette haie.


Je me déplace parallèlement à la chienne en m’arrêtant souvent pour écouter sa progression. Je l’entends qui souffle et qui couine. De son côté Jean-Noël essaie de tempérer. J’ai marché plus vite que la teckel mais pour moi c’est facile, pas d’obstacle. J’écoute et je scrute l’entourage. Ah ! mon attention est attirée par une forme allongée au bord de la haie : c’est le goupil. La chienne poursuit son travail et tout  naturellement arrive sur lui.



Un grand bravo à Era et à Jean-Noël pour d’une part pour leur disponibilité et d’autre part pour leur efficacité, malgré la chaleur étouffante et les épines.



Patrice Château






 Era et Jean-Noël après une recherche au dénouement heureux

























                                                                                             

                                                                                 


2 commentaires:

  1. Félicitations !
    Joli récit et bonne mentalité : je suppose que les recherches sur renard ne doivent pas être légion... ;)

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  2. Sympa le récit ! Félicitations

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