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mercredi 22 août 2018

Les vacances cynégétiques de Stephan dans le Var : Episode 3 (fin)

 
Bonjour à tous

Voilà, cette fois, c'est fini, je suis rentré et plus de chasse jusqu'au mois d'octobre.... snifff.
J'ai tout de même la chance de flécher deux sangliers de plus. 

Le premier, un petit, est venu à un point d'eau où j'attendais plutôt un brocard. J'étais à l'affût sur un gros rocher, à une vingtaine de mètres de là, posé avec un bon bouquin. Pas d'animaux jusqu'à 9h30 quand soudain, j'entends du bruit. Je me redresse et jette un oeil.  En fin de compte, pas de brocard mais une compagnie formée de 4 bêtes rousses et une mère qui ne se montre pas mais que j'entends. Elle est à la traine et analyse la situation depuis les fourrés.
Le garde du domaine de chasse avait refusé une bête de 30kg que je voulais lui offrir. Il n'avait pas de place dans le congélateur mais m'a fait comprendre qu'une petite bête serait par contre la bienvenue. C'est l'occasion de lui faire plaisir et donc je n'hésite pas et flèche ce petit mâle qui se montre de trois-quarts arrière. Il fait bien sombre maintenant. Le trait par un peu haut car depuis mon rocher, le surplomb est important. Je vois l'encoche lumineuse qui s'enfuit avec fracas.

Puis c'est le bruit de fuite dans les buissons qui attire mon oreille qui se concentre pour cerner le chemin emprunté par l'animal blessé. En fin de compte, le petit sanglier fait une petite boucle et vient se réfugier dans les broussailles sous mon rocher où il patine dans les feuilles. Il meurt rapidement dans un petit couinement d'agonie. Plus de bruit. Soudain la laie sort du bois et vient appeler le petit à 3m de sa dernière cachette. Elle insiste quelques minutes en vain puis s'éloigne à contre coeur avec les survivants. Je descends sans attendre car la fin tragique est déjà écrite et rien ne sert de perdre du temps par cette chaleur. Le chemin de la chambre froide est long, donc je m'y mets tout de suite. Ce n'est au moins pas lui qui va soulever l'avant de mon quad. Je crois que c'est mon plus petit sanglier.



Samedi 28 août. C'est mon dernier jour de chasse de cet été. Une partie de mes affaires sont déjà dans ma remorque. Je pense au retour dans les embouteillages alors qu'il me reste encore une dernière soirée. J'avais tenu en joue un très beau "keiler" de 50kg lors d'une de mes approches, le lendemain du 105 kg. Je ne me sentais pas de tirer un autre "gros" le jour suivant donc je m'étais contenté de le laisser passer. Quelques jours plus tard, je l'ai revu au même endroit, à la même heure mais il m'a vu bouger dans son dos et s'est échappé discrètement sans m'identifier. Ce soir, je veux le retrouver, sachant où il se promène à la tombée du jour. Je sais qu'il sort tard. Vers 21h40. Toujours dans le secteur d'un petit point d'eau. Il fait très chaud et les bêtes sortent pour boire en premier.

En attendant l'heure, je m'installe sur un tree-stand, le long du chemin qui même au point d'eau, à 200m de là. Je sais que plusieurs sangliers empruntent le chemin central. Peut-être en verrais-je quelques-uns. 10 minutes après m'être installé, trois marcassins et un petit mâle de 30kg arrivent par en-haut mais la bête noire me capte au vent et déguerpi avec son escorte. 20 minutes plus tard, c'est une jeune femelle qui monte, depuis le bas évidemment. Elle s'arrête dans une petite fenêtre de tir sauf qu'une branche m'empêche d'armer mon arc. Il faut qu'elle avance encore un peu... Le vent est excellent mais son sixième sens l'averti probablement du danger et elle disparaît dans les buissons sans bruit.

30 minutes plus tard, elle revient d'en bas. Si ce n'est pas elle, c'est sa soeur jumelle, tant elles se ressemblent. Elle avance tranquillement jusqu'au même endroit mais, entre-temps, j'ai coupé sans bruit la branche qui m'empêchait de tirer. Le tir est encore une fois très fichant. La lame vient couper net sa colonne vertébrale et cloue la petite femelle sur place. Elle couine, pédale de l'avant et essaie de fuir sur les pattes avant.  Elle fait 2 mètres avant que je ne l'achève d'une seconde flèche qui entre par le sternum. C'est celle que l'on voit sur la photo. Finalement, l'agonie sera rapide car ce sont le coeur, un poumon et le foie qui sont transpercés. 



Le bilan de cette campagne de chasse sera plutôt très positif puisque j'aurai fléché 6 sangliers. 1 en aura réchappé avec un piercing dans le haut de l'apophyse. 6 flèches explosées ou pliées mais les lames et les encoches sont récupérables.

Prochaine campagne de chasse dans le sud: octobre. Mais là, ce sera autre chose car les animaux seront stressés par les battues des voisins et ils sortiront très tard....

A bientôt!
Stephan Läng


2 commentaires:

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