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jeudi 13 août 2020

Un beau cadeau d'anniversaire pour notre Momo

 

La journée de ce mardi 4 août passe vite pour moi, et je dois me dépêcher. C'est mon deuxième jour de congés d'été et le bricolage prévu pour cette période m'occupe. Mais je dois aussi aller m'occuper de ce brocard qui m'a mystifié au soir du 13 juillet. J'ai donc déplacé mon tree-stand et c'est donc à nouveau plein d'espoir que je me rends sur mon perchoir.

A 18h10, je suis en place, je viens de me sangler et un mouvement sur ma gauche, à une grosse trentaine de mètres, attire mon attention. Le jeu d'ombres et lumières et le feuillage forestier ne me laissent pas voir plus que 4 pattes rousses qui se déplacent. Mais ça suffit…

J'ai déjà vécu ce genre de situation, plusieurs fois… Le gibier se présente alors que je ne suis pas encore installé. Non seulement, je ne suis ni cagoulé ni ganté – ils sont encore dans mes poches – mais mon arc est encore en train de se balancer tranquillement, au gré de la brise, au bout de ma cordelette, quelques 3 mètres en dessous de moi.

En quelques secondes, je réussis à le récupérer, non sans l'avoir fait balancer dangereusement au cours de son ascension à travers le feuillage, la cordelette rapidement décrochée de l'arc et "jetée" à mes pieds, sur la plateforme. Pourquoi est-ce toujours dans ces moments d'urgence que les branchettes et feuillages semblent se liguer contre nous, s'accrochant à l'arc autant qu'elles peuvent, et que la cordelette leur prête main-forte en refusant obstinément de quitter l'arc, s'enroulant autour des branches, des cames, etc ?…

Bref, ma flèche est encochée et j'attends ce quadrupède de pied ferme, pour peu qu'il n'ait pas deviné tout le "chambard" que j'ai eu l'impression de faire en ces instants…

Les secondes s'égrènent et rien ne se manifeste. Je commence à me demander si je n'ai pas été victime d'une HDC(*). La tension n'a pas le temps de retomber que les feuilles sèches craquent, sur ma droite cette fois. Un brocard est là, à 15 mètres environ, et s'approche au pas, calmement, mais sans s'arrêter… Comment a-t-il fait pour passer de ma gauche à ma droite sans un bruit ? Je remarque de suite qu'il ne s'agit pas du brocard du 13 juillet, son trophée n'est pas le même, mais je ne suis pas difficile… J

Le petit imprudent s'approche et s'arrête juste en dessous de moi, j'arme et attends qu'il fasse quelques pas, mais non. Tranquillement, il tourne la tête d'un côté et de l'autre et inspecte le paysage. Pourquoi ne sent-il pas mon odeur, alors que les marches de mes "sticks" sont à quelques centimètres de lui, et que j'y grimpais il y a quelques minutes ?

Les secondes à tenir l'arc armé et incliné vers le bas me semblent des heures… Ça chauffe autant dans le caberlot que dans les bras… Je n'arrête pas de me répéter "continue à tirer en arrière, continue…" pour ne pas me faire "ramener" brusquement par la came…

Il se décide finalement à faire ces deux pas qui seront ses derniers, ma visée est bien calée sur sa colonne vertébrale et le projectile ne lui laisse aucune chance… Pendant 15 à 20 secondes, il dévale lentement le petit talus en "pédalant" de manière désordonnée, puis le calme revient dans la forêt, définitivement…

Dans les minutes qui ont suivi, j'ai compris comment il avait fait pour passer de ma gauche à ma droite aussi vite et discrètement ; ils étaient deux. Il était sûrement un intrus en visite sur le territoire, et venant voir cet objet qui bougeait au pied de cet arbre, en sauvant peut-être la vie du proprio du coin…

Ce 4 août, cela a fait 29 ans que j'ai rencontré celle qui deviendrait mon épouse, et je me suis demandé, en ramenant ma victime jusqu'au parking de chasse, si ce cadeau d'anniversaire de rencontre serait vraiment apprécié… JJJ

En observant le trophée, j'ai remarqué, derrière les meules, sur le haut de sa nuque, un lambeau de peau de 5x2cm environ, presque complètement décollé, et sous lequel la chair était entièrement cicatrisée, sauf en un point ou une mouche à dû pondre et sa larve faire son nid. Je ne sais pas quel type de blessure il a pu avoir. C'est peut-être ce qui explique l'irrégularité de son trophée, c'est un "5 pointes", aux bois pas très hauts, mais massifs, foncés et bien perlés, et aux meules jointives.

-        Arc Mathews Heli'm 62 livres.

-        Lames Stryker Magnum 125 grains.

-        Poids du brocard : 21 kg plein.

-        Distance de tir : 3 ou 4 mètres.

-        Distance de fuite : guère plus…

 

(*) : Hallucination de Début de Chasse, lorsque la motivation vous joue des tours en transformant n'importe quel mouvement de branche ou de végétation en gibier. 

A ne surtout pas confondre avec HFC, Hallucination de Fin de Chasse, lorsque la lassitude d'un affût ou d'une battue trop calme laisse l'imagination combler l'ennui. 

 


9 commentaires:

  1. Félicitations Momo 🤩,
    Magnifique récit, on y est avec toi.... !
    Pour le lambeau, avoue que tu n’as pas pu t’empêcher de regarder si tes lames étaient encore affûtées 🤣🤣.
    Encore bravo et à bientôt.
    David

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  2. Félicitations Momo pour ce joli récit et ce tir bien préparé. Bravo également pour vos noces de velours...l'année prochaine, ce sera les noces de perles, tout en rapport avec les bois de notre capréolus capréolus ! Alors à 2021 pour un nouveau récit ?!

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