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samedi 12 août 2017

3ème Festival du film de chasse à l'arc 2017 à Chateauvillain

 


Source : http://www.roedeerbrother.fr/arc-aventure/fr/presentation/

 

PRÉSENTATION DU FESTIVAL


Depuis peu, on voit apparaître une nouvelle vague de films de chasse à l’arc inspirés du « nature writting », courant littéraire américain dont l’auteur le plus connu est certainement Jim Harrison. Dans ces films, la chasse n’est plus seulement un acte de prédation mais l’occasion de partir à « l’aventure », de bivouaquer en montagne, d’être sportif, de faire de la vidéo. Cette nouvelle manière d’envisager la chasse va sans doute marquer un tournant de la culture cynégétique.

Le 3ème festival « ARC AVENTURE » sera une rencontre unique entre le septième art et le monde de la chasse à l’arc et mettra en lumière des œuvres originales : récits d’expéditions, rencontres, etc… dans lesquelles l’aventure, la marche, le bivouac, la rencontre, l’observation, l’amour des grands espaces, l’écologie, les lieux et les personnages mythiques seront mis en avant.
Chaque film éligible à être présenté au festival le sera sur :
  • la qualité artistique : actuellement peu de films font preuve d’un vrai travail sur l’image, le scénario, la musique, etc… Même avec ceux des grosses boîtes de production américaine, nous avons souvent eu des difficultés à trouver ce qui nous correspondait (ou pas du tout).
 
  • son originalité : la plupart des productions traitent actuellement à 90 % d’un seul type de gibier (le white-tail américain) chassé à partir d’un treestand (affût dans un arbre).
 
  • la passion qu’il transmet : la grande majorité des vidéos actuelles sont encore dominées par des films enchaînant, les uns après les autres, des séquences de mise à mort. Ils n’expliquent en rien la démarche philosophique que peuvent avoir certains archers chasseurs lorsqu’ils partent en nature. Nous souhaitons mettre en avant une version optimiste de la chasse mettant en scène des chasseurs d’une manière positive où leur pratique est considérée comme une aventure humaine, une histoire de vie, une progression personnelle avec une idée culminante : le respect incontestable que les chasseurs ont pour l’animal qu’il récolte. La chasse à l’arc est une pratique qui impose une proximité avec le gibier et beaucoup de temps passé sur le terrain, ce qui, permet par la force des choses, d’engranger un grand nombre d’images rares.

vendredi 11 août 2017

Samedi 12 août : entraînement annulé à Mandeure



 

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Pôle Mandeure


Entraînement annulé faute de combattant

Le temps est incertain pour samedi à Mandeure, mais aux 2 conditions que les prévisions restent au beau et s'il y a 4 ou 5 volontaires qui se manifestent par un commentaire, l'entraînement pourrait avoir lieu.

J'apporterai le rafraîchissement de fin de séance (sauf si quelqu'un à quelque chose à arroser ...)

Merci de dire qui sera présent
Rdv samedi à 14h30 (je préciserai samedi vers midi si l'entraînement est maintenu ou pas, envoyez moi un texto si vous n'avez pas accès à internet à ce moment là)

Pour appeler Pat.
Port : 06 71 79 61 02


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  A l'attention de tous ceux qui veulent venir s'entraîner, quelque soit le pôle d'entraînement :  pour des questions d'assurance et de responsabilités, pensez à vous acquitter de votre cotisation 2017 si ce n'est pas encore fait.

samedi 5 août 2017

Chasse d'été, plaisirs et émotions partagés (épisode n°1)

 
Samedi 22 juillet, le programme de la soirée était initialement  tout prévu avec une sortie à l'affût accompagné de ma chérie, malheureusement, je suis rentré un peu tard de notre séance d'entraînement de tir à l'arc hebdomadaire et il faut avouer que les 2 verres de Champagne dont Yop nous a gratifié en fin de séance pour arroser son sanglier fléché la semaine précédente ainsi que ce temps lourd et orageux m’avaient quelque peu scié les pattes …


Ce n’était que partie remise et le lendemain, dimanche en fin d'après midi nous voilà parti tous les deux en direction de cette petite ACCA où j’effectue habituellement la majeure partie de mes sorties d'été.

Au préalable j’avais pris soin de regarder la direction du vent car il m’avait semblé qu’il n’était pas tout à fait orienté comme de mes dernières sorties. .. Effectivement cela allait contrarier mes plans et m’obliger à choisir un autre spot. Pas grave après tout, car mon affut habituel situé dans un milieu relativement fermé n’était pas propice à l’observation. Je jette mon dévolu sur l'extrémité d’une haie contre un bois dans lequel nous aurons la visibilité ainsi que sur les prés nous entourant.


18h30, les deux tree-stands sont posés côte à côte (comme disent nos amis Ethiopiens), nous nous installons dans le silence.

Une fois perchés, je demande à Sandrine de choisir la flèche que j’utiliserai ce soir en pensant que le choix par une main innocente (ou presque) pourra favoriser le destin … elle choisi ma fétiche, celle qui a déjà 8 grands gibiers à son actif. Je respecte son choix malgré le fait que j’en prenne le plus grand soin et me refuse habituellement à la sortir du carquois dans un environnement caillouteux ce qui était le cas là. ..


Puis commence une longue attente qui malheureusement, chose habituelle ici, n’est que rarement perturbée par l’apparition d’animaux à poil ou à plume comme j’en ai pris l’habitude quand je suis à l’affût en région Centre… c’est donc FB et VDM sur mon smartphone qui permettent de faire passer le temps … de ce fait, il faut avouer que la couverture du réseau 4G est l’un de mes critères principaux dans le choix de mes postes Mdr !!!


Quand soudain un coup de coude me sort de mes pensées et je vois son bras se lever avec la vitesse d’un escargot au galop (Je constate avec plaisir que mes consignes liées à la vitesse d'exécution des mouvements pendant les affûts sont suivies à la lettre) et elle chuchote « - là bas un lapin, un lièvre euh un chevreuil »  je ris intérieurement et lui demande de quelle couleur c’était ? et reçoit « roux » comme réponse. « - ok ça doit être un chevreuil »  mais pas moyen de l’apercevoir plus loin dans la végétation.


 Le temps passe sans autre alerte quand soudain à 20h40 un bruit de cavalcade se fait entendre dans le bois !!! 2 chevreuils arrivent en courant et stoppent à 50m de nous, ils repartent pour se retrouver devant nous de nouveau à l'arrêt, leur première petite pause m’ayant permis de ranger mon téléphone et décrocher mon arc … 

Je suis maintenant armé mais le brocard à 10m est masqué par des buissons. Sandrine est aux anges et en prend plein la vue … la chevrette est en plein découvert mais mon attention est polarisée par son poursuivant et je ne remarque pas que Sandrine était désormais en train de filmer la scène.

Le brocard repars au petit trot quand la lame le traverse …il a fait un bond et disparaît de ma vue à 50m après avoir effectué un double  zig zag en courant.


« - aie, je suis un peu en arrière » chuchotais-je à Sandrine.

Nous attendons 30mn pendant lesquelles le stress peut redescendre … waouh le coup de speed qu’il m’aura fait avoir celui-là. … j'en profite pour envoyer un texto à Jean Noël, conducteur UNUCR pour le préparer à l'idée qu'il pourrait être éventuellement occupé le lendemain matin puis nous replions les tree-stands et les rapportons en silence à la voiture. Une fois débarrassé de tout le superflu, nous revenons sur les lieux pour attaquer la recherche, environ 50mn après le tir.


L'élément déterminant dans la poursuite ou non de la recherche sera l’examen de la flèche mais celle-ci est rincée de sang et ne comporte aucun résidu de contenu stomacal … je souffle un grand coup, et deviens plus soudain plus optimiste sur la suite des événements, même si l'expérience m'a parfois montré que rien n'était gagné en matière de chasse à l'arc !!! 


Je file directement à  l’endroit où je l’ai perdu de vue car il commence à faire très sombre dans le bois et après avoir tergiversé quelques instants en prenant la piste au sang dans le mauvais sens (j’étais dans le zig en pensant être dans le zag) je retrouve le petit Prince que la vie avait quitté quelques secondes après le tir, d’une atteinte plein foie … 


Joie commune et félicitations de la part de ma chérie. C’est super chouette de pouvoir partager ces moments d’émotions avec l’être aimé … 


Ma flèche fétiche vient de faire sa 9ème victime … et semble en parfait état pour continuer son "œuvre", en espérant secrètement qu'elle fasse la 10ème le WE suivant en région Centre … 


Pose du bracelet et honneurs rendus comme il se doit à ce gibier qui nous a donné tant d'émotions … quelques photos faites rapidement et un passage éclair chez le président d'ACCA, il faut maintenant penser à rentrer car la soirée est loin d’être terminée.



Philippe, toi qui nous regarde depuis là haut, une petite pensée pour toi en te dédiant cette réussite …



Patrick Morel





vendredi 4 août 2017

Samedi 5 août : pas d'entraînement à Mandeure



 

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Pôle Mandeure


Nous vous laissons profiter de vos vacances, donc pas d'entraînement ce samedi à Mandeure.

Pour appeler Pat.
Port : 06 71 79 61 02


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  A l'attention de tous ceux qui veulent venir s'entraîner, quelque soit le pôle d'entraînement :  pour des questions d'assurance et de responsabilités, pensez à vous acquitter de votre cotisation 2017 si ce n'est pas encore fait.

mardi 1 août 2017

Éternel premier... éternelle émotion...

 
"Éternel premier... éternelle émotion.



Je vais essayer de prendre le temps et les tournures nécessaires pour vous narrer de manière honorable et respectueuse (Mais non sans humour) mon récit de chasse 2017, car la réussite demeure l’exquise exception pour qui sait préférer la qualité, à la quantité.

Qui n'a pas rêvé de vivre un temps seulement "Un jour sans fin"??? Pas seulement pour la belle Andie MACDOWELL, mais pour le synopsis basé sur un retour sur un événement en boucle et la compréhension de l'importance réelle des choses de la vie et une façon de montrer comment mieux les savourer quand elles se présentent à soi. En management sportif, on appelle cela l'ancrage. Ho, vous me direz: cela n'a rien à avoir avec la technique d'archerie... Au premier abord peut-être, mais on s’aperçoit vite que c'est un repère fixe, confortable, vécu, reconnu et adopté d'une situation passée... Celui qui conserve un ancrage fixe confortable et adopté d'une situation passée à plus de chance de rester constant dans la précision de ses tirs... N'est-il pas???


Revenons à nos chevreuils et à notre ancrage émotionnel: 

Le premier coup de feu, le premier émoi d'approche/d’affût/de battue, le premier frisson que l'animal a provoqué chez vous alors et suprême délice le premier animal tué pour l'avoir chassé (J'entends par là pour avoir analysé le territoire, pour avoir pensé "animal", pour mieux le prendre à la régulière chez lui sans artifices: façon duel, mais à la régulière!)

Qui ne rêve pas de revivre cela, se lasse, et finit par raccrocher l'arc... et le reste...

Je disais donc, c'est cette première émotion qui nous donne l'énergie de partir à la chasse pour revivre une énième fois ce moment heureux du premier animal. 

C'est exactement ce qu'il s'est produit pour moi ce mercredi soir du 26 Juillet.

Je profite d'une journée de travail continue pour me donner un peu de bon temps bien mérité en fin de journée. 

Je suis sur mon tree-stand à 18h15, les jours précédents ont été pluvieux et cela a permis à la température ambiante de redescendre un bon coup passant des chaudes soirées tropicales à une ambiance plus proche d'une veille de rentrée scolaire en Picardie... Je me dis que cela sera propice à l'activité des brocards qui auront besoin de refaire les marques de leurs gratis et marquages territoriaux. 

Le rut ayant commencé depuis une bonne semaine, les brocards seront là... Ce soir peut-être!!!



Les brocards justement... Sur ce secteur ils sont trois, trois animaux dont la maturité permet d'envisager un tir respectable. 


*L'un d'entre eux, le plus vieux, je ne l'aurai vu qu'un soir: Il poursuivait avec de forts grognements une chevrette de taille respectable qui ne voudra alors jamais de lui et pour cause il marche sur 3 pattes. Le jumelant, je m'aperçois qu'il a un souci sur le postérieur droit au niveau du sabot (Accident, malformation, ancienne balle??? Je ne le saurais jamais!) Il a la tête toute blanche de vieillesse et deux merrains fortement doté en diamètre mais sans andouillers et aux bouts quasis ronds en guise de trophées, mais une malice du diable. Je suis convaincu qu'il vit sur cette lisière en permanence (Son handicap ne lui permet pas le luxe d'un domaine étendu!) car le jour où je l'ai vu il suivait cette chevrette visiblement en chaleur, mais il n'est quasiment pas sortit du bois et, le peu que je le voyais en lisière, il braquait constamment son regard contre le tree-stand... Je suis intimement convaincu qu'il me regardait aller et venir au tree-stand les soirs où je suis sorti.


*Le deuxième était un joli 4, relativement jeune d'après sa posture générale et dont les bois formaient une jolie lyre. Je l'aurai vu trois fois et il semblait ne pas encore avoir sa place dans le secteur car la concurrence commençait à montrer son ardeur pour ce jeunot. (peut-être mon acte de prédation est-il, pour lui, une opportunité!?)


*Puis, il y a le troisième, un broc solide dans la force de l'âge, un six, le Rocco de ces chevrettes, l'impérator! (certainement le fils du premier que je nommai "le Très âgé Boiteux" en référence au "Messager Boiteux" qui était un ouvrage apprécié de nos aïeux car ils y trouvaient des prévisions du temps sur l'année à venir et des blagues qui sauvaient les longues soirées d'hivers d'antan de rites issus du cannibalismes!)

L'impérator, c'est pas un rigol'man comme dirait mon ami Chris. Il a l’œil malicieux de son vénérable paternel, et l'ouïe de sa maternelle chevrette (La bien nommée: L'ouïe, la broc'hante!) Ce brocard là, c'est du premier choix de proie, au niveau réflexe... Il est toujours tendu (comme un string taille XXXS appliqué au séant de Suzanne BOYLE...) Il est doté d'un flair digne des meilleurs setters destinés à la chasse à la Grouse de la famille royale d'Angleterre. Il dispose de la connaissance du terrain à faire pleurer les éclaireurs des divisions entières de chasseurs parachutistes. Il n'a pas le handicap de son vieux paternel...

Bref... C'est pas gagné!!!


J'ai le souvenir, en préparant mes affaires, d'avoir remis dans mon sac, un article auquel je ne croyais que moyennement: le butolo.

Bien m'en a pris car c'est certainement son usage qui changea la face du scénario de la soirée comme le cheval changea la fin de la guerre de Troyes et cela Cheval te l'dire comment que cela qu'il s'est passé! Nom de dious...

Il est bientôt 19h00 et rien n'a bougé. En venant à mon arbre, je me suis fait copieusement engueulé et survolé de façon intimidante par le sempiternel couple de buses adhérentes au ROC... 

Mais à part ces deux oiseaux de malheur??? Rien... Queud'chi... Nada...

Je me dis alors: "tiens au lieu de garder ton butolo dans ta poche, n’essaierais-tu pas d'en trouver une autre utilité??? Il n'est pas doté de piles (donc l'usage sextoy façon petit canard n'est même pas envisagé) c'est au profit de son réel usage que je m’exécutai alors, à savoir: l'appel de la chevrette en chaleur ou du petit qui appel sa génitrice, par simple pression sur le biniou noir! 

Je m'applique pour faire sortir deux complaintes mielleuses et aguicheuses espacées de quelques (trois) petites secondes, puis je me tourne vers le bois...

Pas trois minutes après ce premier appel, j'entends des pas sur ma droite... dans l'angle de la lisière qui donne sur la prairie. C'est à ce moment précis que mes genoux se mettent à trembler comme si je repassais mon premier examen, mon cœur se met à battre comme si j'allais embrasser ma première petite amie dont le visage pré-pubère est couvert d'acné... Ma respiration devient folle comme le jour où je suis devenu un homme, un vrai...


Je revivais alors mes première fois, mes premiers émois, ma première émotion cynégétique... 26 ans après... C'est ça, la magie...

Ensuite, la maîtrise et l'expérience reprennent le contrôle de la situation: respiration fractionnée avec le ventre, ne pas penser comme une proie, il faut un instant seulement quitter le délicieux souvenir pour devenir le prédateur implacable... 

Le brocard ne voyant pas de chevrettes à l'horizon décide de profiter de la fraîcheur de l'herbe qui a repris un peu de sa verdure originelle avec les ondées des dernières heures. Il avance doucement vers la tragédie de son existence, il fait quelques pas en direction d'une zone qui me sera dégagée pour le tirer et distante de 15 à 20 mètres selon l'azimut choisie par le capréolidé*.     

(*NDLR: Capréolidé On ice, actuellement puisqu'au congelateur!)

Je profite de son passage dans une zone qui masque mon mouvement de sa vue et j'arme mon Heli'm. Les 68 livres de tension passent comme une lettre à la poste, je prends ma visée. Comme à l'entrainement, je stabilise le point lumineux de mon viseur FASTFIRE. Je m'applique à tenir en ligne mes épaules que je sens parfaitement en position et profite qu'il replonge la tête dans une touffe de pissenlits et je décoche en back-tension avec la pointe du coude du décocheur. Mon encoche lumineuse rejoint merveilleusement le point rouge qui est comme planté sur le bas de poitrail et le brocard prend alors comme une terrible décharge électrique... Mon encoche lumineuse vient de disparaitre dans le bas de son thorax et alors qu'il s'enfuit, je vois clairement des pulvérisations cramoisies qui s'échappent de ses flancs. Je ne le quitte pas des yeux et je compte depuis l'anschuss: 1.2.3.4.5.6.7 (une première chute à l'entrée du bois) 8.9.10.11.12.13 gros fracas quelques mètres plus loin puis plus rien!



La nature semble figée, la buck me reprend un petit coup, histoire de me rappeler la gravité de mon acte et les obligations qui vont être les miennes dans les minutes à venir: retrouver, baguer, rendre les honneurs et traiter avec immense respect cet animal qui est un fruit providence de la Nature.

Même si l'atteinte est parfaite, j'attendrai (pour l'exercice) 20 minutes avant d’entamer la recherche. 

En fait, cela nous donne le temps de prévenir par SMS (Sornettes Meurtrières de Sam) mes copains, ma femme, puis de remballer tranquillement les affaires (descendre l'arc se détacher, démonter le tree stand, les échelles, remonter les échelles et monter récupérer la sécurité qui est restée suspendue en haut, jeter de rage en bas le matos car on y tient plus et que ces "nardinamouk" de secondes ne passent pas... Si bien que vous finissez par faire le pied de grue au pied de votre arbre au bout d'un quart d'heure et il vous reste 5 minutes à faire le monde et surtout le film de l'action qui vient d'avoir lieu.



Bref, les 20 minutes sont passées tout de même, et l'heure est à l'analyse. Arrivée à l'Anschuss... c'est Byzance!!! 



Pour moi qui suis Daltonien, c'est royal! J'ai une piste au sang dans l'herbe qui fait environ deux mètres de large et que j'arrive à la suivre comme si c'était sur de la neige (C'est dire!) je récupère ma flèche qui est deux mètres derrière le point d'Anschuss et dont les lames (Exodus Swept) coupent encore assez pour me faire une petite entaille (Pas landaise l'entaille) de la paume de la main. Je progresse en prenant les photos de cette piste incroyable. Je fais 20 mètres et rentre dans le bois j'arrive sur des branches en travers là où le brocard s'est empiaché et semble être tombé une première fois. Il y a du sang sur 1.30 de haut et toujours deux mètres de larges (Je me demande ou il planquait tout cette hémoglobine le bougre!) puis au bout de quelques mètres il est là dans la régé sous futaie... Immense plaisir et tristesse mêlée... Toujours comme la première fois!!!


Il faut le baguer, lui rendre les honneurs.. puis le sortir de là pour le présenter à la civilisation... Je le sors du bois, le photographie, je le vide avec soin et je lui parle, mais il ne me réponds même pas... Comme la première fois, me direz vous... Il pèse un poids dingue et avec le tree stand, échelles, arc et tout le barda, ce ne sera pas moins de 40 Kgs de chargement que je me trimbale sur plus de 800 mètres. Ce brocard pèse 22.5 Kgs vidé! Je le charge et rentre chez ma maternelle ou mon fiston qui a eu vent de mon exploit vient me sauter au cou... Sa fierté est comme la première fois où j'avais eu ce sentiment de fierté pour mon défunt père (qui avait été mis à l'honneur par le comité des fêtes pour son travail bénévole parmi d'autres vénérables villageois, je devais avoir une petite dizaine d'année moi aussi!!!) 

Bref, c'est avec beaucoup d'émotions que cette soirée s'est déroulée et c'est fatigué jusqu'à la moelle que je regagnerai le domicile conjugal... Que pouvait-il y avoir de mieux sur cette terre pour moi ce soir??? une tête remplie de souvenirs grâce à ce splendide animal.

la chasse n'est qu'un éternel retour aux sources par l'émotion... Et cela ça ne s'explique pas ça se vit.





...Pour les fou-dingues du matériel;

Tir: 18 mètres (télémètré!), distance de fuite: 35 m environ. Atteinte plein cœur qui est déligné de haut en bas.

Arc Héli'm 68#@26.5, flèches piledriver hunter 350 équipées d'Exodus Swept 125 grains, encoche lumineuse Lumnok rouge, viseur point rouge BURRIS, baskettes, chaussettes Quechua, pantalon et Tshirt PREDATOR brown-deception, shaggie, cagoule shaggie... et étant croyant, je portais un slip de missel... (Le slip des enfants de cœur préféré des prêtres!)

Ainsi si on me demande: merci qui???

Je peux répondre: Merci shaggie et Missel!!!"

Samuel Journot