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mardi 22 novembre 2022

1er gibier à l'arc pour Sébastien : "Premiers pas dans une chasse qui m’a toujours attiré"

 

Premiers pas dans une chasse qui m’a toujours attiré


Le 29 Octobre 2022, grand beau temps, soleil, chaleur.

Rdv à 8h à la cabane de chasse, café, croissants, mirabelle.

On décide de la 1ère traque, 1h30 au poste, rien ne se fait voir, tout est calme. Faut dire, cette année ne restera, pour le moment pas dans les annales. Je ne serais pas de ceux qui n’accable que le loup, ou le lynx. Une autre raison, de la diminution du cheptel, c’est la gestion et la sélection des espèces. En effet, aucune distinction de sexe, dans le Doubs, nous chassons à contre nature, éliminant les génitrices (un chevreuil est un chevreuil) que je ne compte plus depuis mon arrivée dans le Haut-Doubs.

Revenons à mon premier gibier à l’arc…

2ème traque : 3 postés dont moi à l’arc, 1 traqueur et ses deux chiens. Un peu plus d’agitation, un chien donne de la voix. Bon signe car Noucky n’aboie que lorsqu’un chevreuil est levé, et il le fera courir autant que durera la battue.

Sur mon mirador, j’aperçois un 1er chevreuil passant bien trop loin, se dérobant de la traque, ni vu ni connu. Parti.

Dans cette ACCA, j’ai une chance, c’est que nous pratiquons, la battue silencieuse, idéale à l’arc, car mon expérience des années précédentes, me fait remarquer que nous tirons des animaux au pas ou à l’arrêt, dans la majorité des tirs.

La chasse s’achève, je regarde l’heure, 11h30, un bruit de piétinement dans les feuilles sèches se fait entendre. Je me reconcentre car je n’ai pas l’oreille fine. Effectivement, j’aperçois un chevreuil, venant d’ailleurs, ni chasser, ni stresser, juste au pas, ne se doutant pas de la battue en cours. Il fait sa vie normalement, il vagabonde dans sa forêt. Aucun risque de perturbations, les chiens et le traqueur étant bien loin de nous.

Je saisi l’arc, me concentre, respire, calme, froid, sans émotions. Je l’observe et déjà au vu de son allure et de son comportement, je sais qu’il va me passer à portée. Il me vient de face, passe devant mon mirador à moins de 10 mètres, bifurque, passe devant mais ne s’arrête pas. J’arme délicatement, je le prends en visée et ne quitte plus mon point d’impact. Il s’arrête enfin à 13/14 mètres, position ¾ arrière. N’ayant pas quitté une seconde ce chevreuil, je décoche. Sur le coup, il m’a semblé, lâcher ma flèche sur un coup de doigt. Mais non, je vois l’impact de la flèche juste derrière l’épaule, je n’ai aucun doute, l’hémorragie quasi instantanée, impressionnante, me conforte dans l’estimation de mon tir, parfait. Avec du recul, je me demande même, si cet animal a remarqué ce qui lui arrivait. Il s’enfuit toujours au pas, une fuite pas plus rapide que son arrivée. Le terrain très dégagé, me laisse superviser toute sa fuite, très petite, 15 mètres. Il s’arrête au pied d’un Hêtre, l’hémorragie continue, quelques secondes, je vois sa tête, chanceler, s’étourdir, il s’allonge et s’éteint dans une quiétude que je n’ai jamais ressentie, l’effet chasse à l’arc.

Pour finir ce récit, avec moi il n’y aura pas de brisée, pas de Weidmansheill, ou de Weidmandansk, pas de cérémonie du chapeau. Je ne suis pas de ceux-là, de ceux de la chasse d’apparats, pour paraitre vertueux. Le marketing n’a pas sa place dans notre passion. Le vrai respect du gibier, c’est de s’en souvenir toute sa vie, l’honorer de sa mémoire.

Et je suis totalement en désaccord de ce qu’affirme le président Schraen devant les médias, je ne trouve pas de plaisir dans ma passion par le fait de tuer un animal mais par ce qui l’entoure. Et nous ne devons pas en avoir. Nous ne tuons pas par plaisir... Le plaisir est aussi dans la valorisation intégrale de l’animal. Trophée, et venaison ! Quitte à passer pour viandard, j’aime le gibier et le cuisiner. Je ne supporte plus ces chasseurs qui ne veulent que tirer et tuer. Si vous êtes blasés par le gibier par l’abondance et le remplissage de vos congélos et ne voulez donc plus l’assumer, laissez-le en vie ! La chasse ce n’est pas que le tir et la tuerie. Sinon autant se mettre au ball-trap car ce qui motive la grande majorité des chasseurs, c’est le tir d’une cible vivante car ils pourraient avoir munitions à volonté au ball-trap que ça ne les intéresserait pas et raccrocheraient le fusil au râtelier définitivement. Et le trophée, il faudrait en finir avec le tir des brocards en velours, c’est une bêtise incommensurable, car combien de fois, autour du brocard étendu par terre à la cabane, nous nous dîmes : « Hô les jolis bois, les beaux velours, le beau trophée, Il aurait été beau celui la ……. » alors que tout connement, il finit dans le feu ou le trou à tripaille…Mon Dieu que nous sommes cons et que nous donnons une sale image à nos détracteurs.

La chasse doit évoluer tant dans son éthique que dans sa pratique traditionnelle. Sinon nous finirons gibier des écolos…… éliminés sans respect

Fin de l’histoire !

 Sébastien Thirion 

 




jeudi 3 novembre 2022

Belle journée entre archers et une belle chevrette pour Nicolas

 
Dimanche 30/10/22 
 
Journée de chasse organisée par les chasseur du Rullet, chasse exclusivement entre archers .
 
Rdv pris pour 7h45, café croissant, quoi de mieux pour commencer la journée. 
 
Debrif du déroulement de la journée, consignes de tir et de sécurité.
 
Journée en 2 traques. Nous voilà parti pour la 1er traque, on nous poste (tous dans la remorque le top). J'aurai le poste 11 dit "de la palette".
 
Je m'installe, roule ma clope et attend le coup de corne qui annoncera le début de traque, mais la traque n'a pas commencé qu'une jolie biche se dérobe, elle s'arrête plusieurs fois devant moi pour écouter les traqueurs et leur chiens qui attendent le top départ. A peine 15 minutes plus tard, une autre biche se présente avec son faon mais fera demi-tour et restera dans le sale. Je ne verrai que ça pour la 1ère.
Un traqueur aura la chance de prélever un brocard. 
 
Nous voilà parti pour la 2ème traque, je suis au poste 12 avec mon tree-stand. Je prend mes repères et distances avec le télémètre. 
Les traces fraîches de sanglier vers mon poste me font être attentif. 
 
La traque débute, les traqueurs annoncent un brocard. Je l'aperçois au loin, il prend la plaine. Puis ils lèvent une belle chevrette dans le roncier mais qui partira également en plaine. Des animaux sont vus et annoncés mais rien ne revient me voir. 
 
Et là, on m'annonce qu'une chevrette prend la direction du poste 12 je me prépare et je regarde partout... ah, la voilà tranquillement au pas, effectivement c'est bien une chevrette. Elle se bloque derrière une torchée, je ne vois que ses pattes, elle est à environ à 40m.
Elle reprend son chemin, fait l'équerre et passe à 23m devant le repaire que j'avais pris. J'arme mais mon arbre me gêne, je me décale pour être mieux, je la siffle, elle se bloque, j'ajuste ma visée et décoche. Elle est de 3/4 arrière au moment de la décoche, elle reprend son chemin... Merde loupé !!! j'ai l'impression que ma flèche passe au-dessus.
Je la vois disparaître dans le roncier et là j'entends un bruit caractéristique qui signifie que j'ai peut-être fait mouche mais je doute quand même...
Je signale ce qu'il vient de se passer et décide rapidement d'aller voir l'anchuss. je remets une flèche, on sait jamais et je vais voir à pas de velours. Et là, à ma grande surprise, elle est là, 5m après avoir été fléchée...
Merci à st Hubert mais aussi à toute l'équipe du Rullet. Et également à Sandrine de Camoleon pour cette shaggie magique !!! et oui, à peine livrée que déjà portée ... quelle efficacité !!!
Merci à ma femme pour me l'avoir offert !
 
Nicolas Lazard
 

 

vendredi 28 octobre 2022

1er chamois pour Benjamin

 Pas de Gap cette année, la déception est là mais bon une invitation au chamois m'est proposée sur un magnifique territoire. Après avoir annulé la semaine de congés, c'est parti pour 2 jours au chamois. Le temps n'est pas avec nous enfin surtout pour l'approche, avec la chaleur ce n'est pas simple à chasser. Nous avons un bracelet de chèvre et 2 de jeunes pour les 3 archers.

 Premier jour, mardi, découverte du territoire, on me donne quelques infos des années passées sur le territoire. Je démarre tout seul, premier carrefour, je me plante... gros détour... on m'explique comment revenir un peu sur le secteur,  je reviens à force de farfouiller dans plusieurs endroits, je trouve un spot plutôt intéressant pour le chamois mais la feuille est sèche. En arrivant sur le spot tous les animaux dégagent,  je continue à pirscher, pas simple..
La journée se passe,  vu quelques animaux, soit des mâles ou beaucoup trop loin.

Pour mercredi matin un petit plan est organisé pour la journée, je veux retourner à l'endroit où j'ai vu les chamois le jour d'avant et surtout découvrir la zone par le bon chemin. Je monte au bout de 30 mètres de chasse, un chamois me passe devant. Pas sûr de l'identification je le laisse partir.
 
Il est 11h, je suis en place depuis plus d'une heure et demie où je les avais vu le jour d'avant, quelque part se font entendre du bruit, des cailloux roulent, une belle chèvre passe à 40 m,  bien identifiée cette fois, mais elle passe trop loin, suivie par   d'autres animaux, mais pas sur la même courbe de niveau.
Je me dis que le chevreau ou l'éterle seront peut-être tirables.


Une autre chèvre bien identifiée arrive sur la même coupe de niveau. Elle est dans mes 20m, j'arme, elle avance, elle avance, et elle avance ...la voilà à 13m, un arbre nous sépare si elle avance encore 50cm, c'est bon et à ce moment-là, elle se bloque et je vois tous les froufrous de la shaggie partir dans son sens, le vent a tourné... la voilà qui détale, elle s'arrête 40 mètres plus loin et attend le reste de la chevrée. Tout le monde reste par là.. voilà qu'il est 11h15 un quart d'heure que tout le monde est autour de moi, le palpitant est déjà monté deux trois fois et là cette première chèvre et magnifique chèvre que j'avais vu au tout début décide de monter azimut 0 droit sur moi. Comme quoi des fois, faut y croire jusqu'au bout (on est parfois un peu aidé par ceux qui nous protègent de là-haut)


Elle monte, la voilà à 15m, elle me donne son profil droit, le spot est placé sur le défaut de l'épaule, le bruit caractéristique d'une flèche qui entre parfaitement est entendu, je suis assez confiant, elle fait 20m et se couche une atteinte presque parfaite...  il aura fallu quelques minutes pour qu'elle rende son dernier souffle mais il est là enfin, le premier chamois de ma vie !!! 

Il boucle  "la boucle du Big Five". Je viens de réaliser le 5e ongulé sauvage français dans ma vie de chasseur et je viens de le terminer par un prélèvement à l'arc et surtout j'ai fait les 5 grands animaux français à l'arc (chamois, mouflon, cerf, chevreuil, et sanglier). 

La chasse est toujours belle quand elle est bien réalisée et quand elle est partagée avec des copains qui te font découvrir beaucoup de choses. je ne les remercierai jamais assez... surtout pour ce que j'ai déjà vécu avec eux.


Merci de m'avoir lu. 

Saint-Hubert, Saint-Sébastien, je vous remercie de nous protéger.

Merci Camoléon pour ses shaggies qui marchent au top 


Bonne journée à tous et vive la chasse



 

jeudi 20 octobre 2022

1ère sortie au chamois cette saison couronnée de réussite

 
1ère sortie au chamois cette saison. 
 
16°C à mon arrivée sur place, le jour se lève à peine. La feuille est encore bien présente même s'il en est tombé un peu, de quoi compliquer un peu plus l'approche.
 
Équipé de ma nouvelle tenue Camoléon camo Forest, je profite de l'humidité qui a ramolli les feuilles pour faire un peu d'approche. Un peu plus tard, je surprends un éterlou, il ne m'a pas vu et viendra se coucher à 40m, je ne vois plus que sa tête, je le prends en photo car toute approche dans le pierrier est illusoire. Il est prometteur, la largeur à la base des étuis est impressionnante. 
 

Rien d'autre en vue pour cette matinée, la chaleur est arrivée, il doit faire 24 ou 25°C, pas l'habitude de chasser le chamois dans ces conditions. Je reste quelques heures au dessus d'une barre rocheuse où ils ont l'habitude d'évoluer mais eux aussi doivent trouver les conditions climatiques trop chaudes pour se déplacer.
 
16h00, je décide de redescendre vers une autre barre rocheuse, puis de la longer quand tout s'accélère ... un chamois passe 30m au dessus de moi, puis un autre 30s après, et rebelote 30s plus tard... Aucun ne m'a vu mais je me dis que s'il devait y avoir un 4ème, il fallait que je monte une dizaine de mètres, ce que j’exécute immédiatement ... et le 4ème chamois fait son apparition, mon arc est armé, incliné à plus de 45° vers le haut, quand ce jeune mâle s'arrête dans une trouée à 20m, la flèche part.
 
A l'impact, le chamois fait volte-face et descend droit sur moi, il passe à 5m et file en direction des falaises qui font plus de 50m à la verticale à cet endroit. Fort heureusement, dans une dernière lucidité, il bifurque et s'écroule à 6 ou 7m du vide... ouf !!!

 
 
Merci St Hubert ... et merci à cette nouvelle tenue Camoléon confectionnée en urgence par ma chérie pour mon séjour en Hongrie de la semaine précédente, aucun des chamois vus aujourd'hui ne m'a capté ...
 

 

lundi 3 octobre 2022

Angles de tir sur sanglier ... une vidéo vaut milles mots (ou milles maux)